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Les plaisirs et les charges d’une deuxième résidence

Les Belges sont de plus en plus nombreux à investir leurs économies dans l’immobilier. Que peuvent-ils en attendre et à quoi doivent-ils faire attention? Nous vous montrons les ficelles du monde des investissements immobiliers.

1. Frais d’achat

En Belgique. Lorsque vous achetez une maison de campagne en Belgique, vous devez payer des droits d’enregistrement et des frais de notaire lors de l’achat. Les réductions et avantages valables pour le domicile familial disparaissent pour la deuxième (ou troisième) résidence, pour laquelle vous payez donc toujours le prix plein. En Flandre, le tarif pour la deuxième résidence et les suivantes est de 10 pour cent. En Région bruxelloise et en Région wallonne, il est de 12,5 pour cent. Le tarif de 15 pour cent qui était d’application en Région wallonne pour la troisième résidence et les suivantes est supprimé depuis cette année. S’ajoutent à cela les honoraires du notaire et plusieurs frais administratifs. En gros, ceux-ci s’élèvent environ à 2,5 pour cent du prix d’achat.

À l’étranger. Vous avez une maison de vacances à l’étranger en tête ? Alors, vous payez les frais d’achat en vigueur dans le pays concerné.

2. Impôts annuels

En Belgique. Vous devez chaque année indiquer le revenu cadastral de votre deuxième résidence dans votre déclaration d’impôt. Ce montant est indexé par le fisc et augmenté de 40 pour cent pour calculer le revenu imposable. En fonction de votre situation fiscale, vous payez ensuite 45 à 50 pour cent d’impôt. Vous devez en outre payer chaque année le précompte immobilier de votre propriété. Les réductions pour enfants à charge ou pour maison modeste ne s’appliquent pas en l’occurrence.

Enfin, vous devez aussi tenir compte des taxes locales, telles que la taxe sur les déchets ménagers ou celle sur les deuxièmes résidences.

À l’étranger. Une propriété à l’étranger doit également être indiquée dans votre déclaration d’impôt. Jadis, les Belges avaient parfois tendance à ‘oublier’ cela. Maintenant que notre pays échange des données fiscales avec un nombre de plus en plus important de pays, ce n’est plus une option.

En vertu de la législation belge, vous devez déclarer la valeur locative réelle ou vos revenus locatifs réels. Au printemps, notre pays s’est fait taper sur les doigts par l’Europe à ce sujet, en raison d’une discrimination par rapport aux deuxièmes résidences en Belgique même, pour lesquelles il ne faut déclarer que le revenu cadastral. Dans l’attente d’une modification de la législation, certains fiscalistes conseillent de déclarer d’ores et déjà l’équivalent étranger du revenu cadastral belge. Pour l’Espagne, il s’agit de la valor catastral, en France de la base d’imposition, en Italie de la rendita catastale.

Par ailleurs, pour une propriété à l’étranger également, vous devez tenir compte des taxes et impôts locaux sur les biens immobiliers. Dans des pays comme la France et l’Espagne, il faut en outre tenir compte d’une taxe sur la plus-value réalisée.

3. Des coûts pour le propriétaire

N’importe quelle propriété génère un certain nombre de coûts fixes pour le propriétaire, comme l’assurance incendie, les impétrants, internet et l’entretien. Si vous achetez un appartement, il faut ajouter à cela les frais de la copropriété, par exemple pour l’entretien de l’ascenseur, du jardin et des parties communes de la propriété. Dans un parc de vacances, il faut compter les frais inhérents au parc.

4. Impôt sur une donation ou un héritage

À terme, vous devez également tenir compte de l’impôt sur une donation ou un héritage que vos enfants devront payer plus tard, lorsqu’ils vous reprendront la propriété. Contrairement à l’argent ou aux investissements, la donation d’un bien immobilier n’est en effet pas exonérée d’impôt. Afin d’adoucir la facture fiscale, une deuxième résidence est souvent achetée de manière dissociée. Cela signifie: l’usufruit au nom des parents et la nue propriété directement au nom des enfants.

Au décès des parents, l’usufruit s’éteint automatiquement et les enfants acquièrent la pleine propriété sans devoir payer de droits de succession.

Source: De Standaard